Le jour où, j'ai dis stop aux hormones !

28 janv. 2017

(Source : Pinterest)

Je suis de cette génération de filles qui a décidé de prendre la pilule tôt. Trop tôt. Non pas comme moyen de contraception principale, mais pour ôter ces petits boutons disgracieux qui venaient abîmer un visage encore enfantin, ou pour réguler ces cycles menstruels qui étaient tantôt trop longs, tantôt trop courts. Alors j'ai fais comme une grande majorité des jeunes filles de mon époque, et à 16 ans, mon médecin m'a prescrit ma première pilule. Il n'a pas rechigné, ne m'a posé aucune question. Je la voulais, alors je l'aurais.

Seize ans, et j'en ai aujourd'hui vingt-trois, je vous laisse faire le calcul. Entre ce laps de temps, je suis passée par plusieurs pilules contraceptives. Au début de ma prise de pilule, aucun soucis, c'était même LE BONHEUR ! Une peau parfaite, avec un ou deux boutons de temps en temps, mais rien de bien méchant. Des cycles hyper réguliers, ces dames au rendez-vous tous les 28 jours, pas un de plus, pas un de moins ! Bref, ma petite Trinordiol était ma plus grande alliée. Et puis d'un coup, ma pharmacienne a préféré me donner son générique, Daily Gé. Soit, tant que je gardais des cycles réguliers et que mon visage restait lisse, ça m'allait très bien. Et puis finalement, adolescence oblige, des petits boutons disgracieux ont fait leur apparition, quand même. Mon médecin m'a donc passé sous Varnoline Continu, tout cela accompagné d'un petit traitement par mon dermatologue. Et puis j'ai tenté Yaz, qui semblait plus adaptée à mon cas, mais n'étant pas remboursée, j'ai vite laissé tombé. 

Et puis durant un an, dans le célibat le plus complet, j'ai décidé de me passer de pilule. Je ne me souviens pas exactement de la réaction de mon corps à vrai dire, à ce moment là, je n'y prêtais aucune attention. Et au bout d'un an environ, quelqu'un est entré dans ma vie, alors je suis retournée voir mon médecin et il m'a de nouveau prescrit Daily Gé. Aaaah le bonheur d'avoir des cycles hyper réguliers... 

Et puis j'ai voulu tenter l'implant, parce que j'avais la fâcheuse manie de ne pas prendre ma pilule à heure fixe, voire à l'oublier une fois dans le mois. Et puis, on m'avait venté ses mérites ! Peu, voire plus de règles, peu abondantes, pas de douleurs, pas de boutons... J'étais conquise car avouons-le, c'est une plaie d'être "indisposée" tous les mois. Après discussion avec ma gynécologue cette fois ci, j'ai tenté le Nexplanon. Quelle erreur... Alors ma peau n'avait aucun soucis, je n'ai pas non plus pris de poids, au contraire, je ne cessais d'en perdre, et avec ça, j'étais loin de ne plus avoir mes règles puisque j'avais ce qu'on appelle du "spotting" deux semaines sur quatre ! Des règles normales une semaine, et il me restait donc, environ, une semaine de répit par mois. J'ai tenté de tenir, mais j'ai vite déchanté, et j'ai préféré le faire retirer. 

Après quoi, je suis repassée sous pilule, cette fois ci Optidrill, une pilule continue. J'ai gardé cette dernière un peu moins de deux ans. Je suis devenue sujette aux migraines. Au départ, elles arrivaient pendant mes règles, et puis plus ça allait, plus elles s'étalaient sur toute la période du cycle. Deux, trois par mois, puis une par semaine. C'était clairement un enfer ! J'ai tenté tous les traitements possibles pour atténuer ces migraines. Certains me disaient que c'était sûrement dû à un choc, peut-être psychologique...

Et puis finalement, lors de mon rendez-vous annuel chez ma gynécologue en juin 2016, je lui ai dis que je voulais stopper. Je ne voulais plus d'hormones. C'était au moment où la pilule faisait parler d'elle, en mal bien entendu. Elle m'a soutenu, tout en me proposant un autre moyen de contraception, que j'ai également refusé. Je voulais laisser mon corps se reposer et reprendre ses droits. 


Aujourd'hui ? J'en suis à six mois post arrêt de pilule. Mon corps se remet en marche lentement, mais sûrement. Mais j'ai dû dire adieu aux cycles réguliers, j'ai redécouvert ce que c'était que d'avoir de "vraies" règles... Mais le point le plus positif dans tout cela, est que j'ai vu mes migraines disparaître petit à petit. Les premier mois ont été compliqués, j'en avais encore plus qu'avant, comme si mon corps se battait contre un état de manque. Et puis elles ont presque disparu. Aujourd'hui je dois en avoir une par cycle, au moment de mes règles, et rien que pour ça, je revis. 
Mais malheureusement, ma peau a, elle aussi retrouvé sa "vraie" nature. Je me suis vu défigurée par une horrible acné, non seulement non esthétique mais également très douloureuse. (Celle ci fera le sujet d'un prochain article.) Mais malgré ce désagrément, je suis heureuse d'avoir stoppé la pilule, et plus jamais d'hormones, c'est sûr et certain ! 

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